Le LTC nouveau est arrivé (tribune)

La nouvelle agglomération est en place et il convient d’être vigilant sur plusieurs sujets résultant de la fusion des trois anciennes communautés.

Tout d’abord, les femmes sont moins nombreuses au sein du conseil communautaire alors qu'elles ont été élues au suffrage direct régi par la Loi sur la parité lors des dernières élections communautaires. Les conseillères sont 24 % dans cette nouvelle assemblée et seulement 13 % dans l’exécutif : le compte n’y est pas.
Le président nous a dit avoir fait le choix de la compétence, de la disponibilité et de l’engagement pour composer l’exécutif, il paraît alors étonnant qu’il n’ait pas trouvé deux femmes de plus à posséder ces qualités.

Par ailleurs, l'agglomération détient désormais des compétences élargies puisque plusieurs instances intercommunales et « le Pays » disparaissent. Le risque est grand que la population voit l'agglomération comme une technostructure et non pas comme un territoire de projets au service de ses aspirations et besoins de proximité.
Nombres d'élus ont exprimé leur crainte de voir le Conseil Communautaire réduit au rôle de chambre d'enregistrement, le ROC maintiendra son engagement dans la vie de l’agglomération et veillera à ce que le débat soit toujours nourri et respectueux des différences de chacun-e-s.

Le groupe R.O.C. (Rassemblement Ouvert de la Communauté).

Publié dans "Mon Agglo n°42", édition de janvier-février 2017


Bloavezh Mat !


Le LTC nouveau est arrivé

La nouvelle agglomération issue de la fusion de l’actuelle Lannion Trégor Communauté, de la communauté de communes du Haut Trégor et de celle de la Presqu'île de Lézardrieux verra le jour le 3 janvier 2017. Elle regroupera 60 communes et sera gouvernée par un conseil communautaire de 92 membres dont seulement à peine un quart de femmes.

La première conséquence de cette fusion est la quasi-disparition des femmes dans la nouvelle assemblée alors même qu'elles ont été élues au suffrage direct lors des élections municipales et communautaires de 2014. Elles pâtissent particulièrement du mode de désignation des conseillers communautaires même si quelques hommes voient également leur mandat s’achever à mi-parcours.


La seconde conséquence est une concentration des compétences au niveau de l'agglomération puisque plusieurs instances intercommunales et le Pays disparaissent. Le risque est grand que la population voit l'agglomération comme une technostructure et non pas comme un territoire de projets au service de ses aspirations et besoins de proximité.

Dans une communauté d'agglomération, le clivage politique (au sens traditionnel) n’existe pas, d’ailleurs l'exécutif de l’agglomération actuelle compte des élus issus de tout bord politique.
Pourtant de réelles divergences existent singulièrement sur des projets d’infrastructures lourdes et coûteuses, pouvant impacter durablement notre environnement. Leur pertinence, notamment en termes de développement économique, peut et doit être questionnée.

Le Rassemblement Ouvert pour la Communauté (ROC), groupe constitué dans l'actuelle communauté, contribue activement à la vie de la communauté et sera présent dans le nouveau conseil communautaire.
Le ROC présentera une candidature au poste de président-e . Celle-ci poursuit un double objectif :

  • inscrire la communauté d'agglomération dans un réel processus démocratique. À cet égard, une candidature unique n'a jamais été un indicateur de vitalité démocratique ;
  • veiller à ce que le nouvel exécutif mette en œuvre, en continu, un débat respectueux de la parole de chacun et chacune. Les instances de gouvernance doivent rester ouvertes à l'ensemble des conseillers communautaires et favoriser l'expression de chaque conseiller-e.


Pour toutes ses raisons, Françoise Le Men sera la candidate du groupe ROC à la présidence de l’agglomération lors du conseil communautaire du 3 janvier 2017.


Lettre du groupe « Rassemblement Ouvert de la Communauté » aux conseiller-e-s communautaires du nouveau LTC


Vie associative, des espoirs douchés ?

Les assises de la vie associative de mars 2015 – que nous avions appelées de nos vœux – devaient apporter plus de démocratie participative dans la vie lannionnaise. L’annonce des économies voulues par la ville et la tenue des Assises arrivant de façon concomitante, le premier sujet a pollué le second dès l’origine du projet.
Plus d’un an après, beaucoup attendaient des avancées lors du rendez-vous qui suivait le forum des associations : ils ont été déçus. Le bilan présenté n’avait pas de quoi réjouir les associations présentes qui n’y ont vu qu’une liste de contraintes nouvelles pour organiser des événements… sans contreparties véritables.

L’élan apporté par ces premières assises se voit ainsi amoindri. Les rangs du conseil de la vie associative composé suite à celles-ci se dégarnissent au fur et à mesure des séances… qui font du sur-place.

Depuis un an, les conditions d’attribution des subventions sont à l’étude, sans aboutir. En dépit du travail des associations sur le sujet qui est resté jusqu’à présent sans suite. Par exemple, depuis plus de six mois, les associations sportives attendent un retour des élus sur leur proposition pourtant très élaborée.

Le guichet unique mis en place est certes une avancée et des heures de travail inutiles ont ainsi pu être évitées cette année grâce à une action ciblée. Cependant, au-delà d’économies pour la ville, le bilan apparaît bien maigre sur la dynamisation de la vie associative lannionnaise.

Abaoe Azezoù ar C'hevredigezhioù e 2015 n'eus ket bet kalz a dra pozitivel evite. Klevet e vez alies eo talvoudus-bras al labour graet gante hag a tigasont buhez e kêr, met ne vez roet mann ebet en eskemm. Bec'h o devez o espern un tamm arc'hant evit an ti-kêr (teuliadoù re hir ha diaes-diaes da leuniañ, diferadennoù re strizh evit amprestañ dafar an ti-kêr…). Riskl a zo da dikalonekaat kalzik a dud er c'hevredigezhioù.

Pour Lannion, naturellement – Evit Lannuon, evel just.

Publié dans "Lannion – Lannuon" n°206, édition de novembre-décembre 2016


Le modèle du transport collectif à l’arrêt ?

Les lignes D & E auront fait parler d’elles en cette rentrée : la faute au département entend-on à l’agglomération. En effet, les montants proposés pour le transfert de l’ex ligne 15 sont ridiculement bas, ne permettant même pas d’assurer un service décent pour les scolaires. Les négociations patinent et les usagers trinquent… le budget transport (excédentaire) ne servira pas, dans un premier temps, de tampon avant la fin de la négociation.

La situation s’arrangera après les vacances mais au-delà du transfert raté de cette ligne, ce qui questionne c’est la possibilité d’envisager à LTC, le transport en commun comme une alternative à la voiture pour les liaisons intra-communautaires.
Dans les faits, le périmètre de la ligne 15 a été réduit, les usagers non-scolaires disent ne plus pouvoir s’en servir pour leur vie quotidienne et nous savons que la ligne 16 subira le même sort en 2017.

Ce sont autant de véhicules supplémentaires sur nos routes pour combler ce modèle déficient… ce qui ne laisse rien présager de bon quant à la réduction des émissions de gaz à effets de serres sur notre territoire.
Même les Vélek'tros qui auraient pu combler certains manques de l’ex-ligne 15 ont raté leur rentrée puisqu’ils ne sont toujours pas disponibles pour les locations hors-saison.

Le groupe R.O.C. (Rassemblement Ouvert de la Communauté).

Publié dans "Mon Agglo n°41", édition de novembre-décembre 2016

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