Douloureux « espace famille »

Cet outil visant pourtant à faciliter les procédures administratives devient de plus en plus contraignant pour les parents.
Désormais, la réservation des repas pour la restauration scolaire se fait obligatoirement dans cet espace… dix jours à l’avance. À défaut, une pénalité est appliquée en cas d'absence non justifiée par certificat médical ou en cas de repas non prévu.
On peut se demander si imposer la visite systématique chez le médecin est bien raisonnable et si l’inscription plus d’une semaine ouvrée à l’avance est toujours réalisable.

Dans tous les cas, quelle est la finalité de ces pénalités financières ? La lutte contre le gaspillage est affichée mais une marge est toujours prévue pour le cas où des élèves se présenteraient sans avoir réservé : cela semble donc assez inefficace.

Les familles qui seront pénalisées sont celles qui ne maîtrisent pas les outils numériques où celles qui subissent des contraintes professionnelles sans délai : plannings atypiques, intérim… C’est une discrimination qui n’est pas acceptable.

Nous demandons à ce que les demandes des parents soient écoutées et que l’outil soit rendu plus flexible pour tenir compte des situations individuelles.
Des solutions simples sont envisageables : réduire le délai à une semaine, retirer la demande de certificat médical si les enfants sont absents de l’école… bref, remettons un peu d’humain dans la mécanique.

E kêr Lannuon hag un tamm e pep lec'h, e vez graet muioc'h-mui an enskrivadurioù dre Internet. Evel-se eo ret bremañ d'ar familhoù lakaat anvioù o bugale pemzektez en a-raok evit ar gantinenn. Diaes eo c'hoazh evit tud 'zo hag evit ar re o deus un implij-amzer a cheñch. Ha ma vez c'hwitet ur pred gant ur bugel, eo ret goulenn un testeni digant ar mezeg evit prouiñ e oa klañv ! A-hend-all e vo paeet ar pred memestra, ha keroc'h ouzhpenn ! Poent eo souplaat un tamm ar melestradur !

Pour Lannion, naturellement – Evit Lannuon, evel just.

Publié dans "Lannion – Lannuon" n°208, édition de mars-avril 2017


Intervention sur le Budget municipal 2017

Le budget de 2017 que vous nous présentez est assez fidèle aux projections réalisées lors du débat d’orientation budgétaire de janvier dernier : c’est un budget dans l’expectative.

Il se veut sans excentricité et quand bien même : que pourrions-nous faire de plus avec le peu qui reste une fois le budget fonctionnement financé ?
Ce n’est pas 90% – comme prévu lors du DOB – mais finalement 95% de la capacité nette d’autofinancement qui a disparu entre 2016 et 2017 en comparant les Budgets Primitifs.
Vous attendez donc fébrilement les élections de mai et la prochaine loi de finance pour connaître la teneur de la future Dotation Globale de Fonctionnement et prendre alors les décisions fiscales qui s’imposeraient à la ville. Nous pouvons cependant aujourd’hui penser que la Dotation Globale de Fonctionnement n’augmentera pas et que vous n’aurez pas deux fois à disposition la manne que représente l’excédent de la caisse des écoles.

En attendant, l’investissement est pâlot et nous nous demandons dans ce contexte si nous ne rêvons pas trop avec Lannion 2030… comment penser financer ne serait-ce que la moitié du projet d’ici 10 ans ? Vu l’endettement historique actuel de la ville et notre capacité d’autofinancement, il serait bon de rebaptiser le projet Lannion 2050 !

S’il est juste de penser la ville à long terme, ce budget nous ramène à la réalité et il nécessitera de revoir nos ambitions à la ville comme à l’agglomération – où la Dotation Globale de Fonctionnement baisse aussi. En attendant nos charges de centralité augmentent encore cette année avec le financement de la nouvelle caserne des pompiers ou la délivrance des nouvelles cartes d’identité pour tous les citoyens du territoire. Une nouvelle occasion d’appeler à la solidarité intercommunale et communautaire.
Notre groupe ne votera pas ce budget 2017.

Intervention du groupe "Pour Lannion, naturellement – Evit Lannuon, evel just" lors du vote du budget municipal 2017.


Quelle place pour les sujets non consensuels à LTC ?

Lors de l’examen du budget primitif, notre groupe a posé des questions sur la somme de 641 000 euros destinée aux études portant sur le Pont Aval, la Rocade Sud et le contournement de Ploubezre : cette somme représente plus de la moitié des immobilisations incorporelles.
Comment est-elle ventilée entre les projets, et quel est le montant total des études déjà payées pour ces travaux ? Ces questions sont légitimes pour avoir une vision plus précise sur ces éléments de voirie impactant fortement le territoire.

La deuxième question portait sur un comité de pilotage « rocade » auquel participeraient les communes impactées et qui avait été promis par le président au début du mandat. À ce jour, Ploubezre – directement concernée – n’a jamais été conviée à un comité de pilotage, et n’a donc aucune visibilité sur l’avancement de ces projets.

Le président s’est emporté et a refusé de répondre à ces points précis. À LTC, la transparence des informations s’applique sur les sujets consensuels, qui représentent la majorité des délibérations.
Mais force est de constater que sur les points qui soulèvent une opposition, le processus de décision est opaque et les communes concernées écartées..

François Vanghent pour le groupe R.O.C. (Rassemblement Ouvert de la Communauté).

Publié dans "T Lannion-Trégor", édition de mars-avril 2017


Débat d'orientation budgétaire municipal 2017

Deux mille seize aura été l’année de toutes les augmentations : nous sommes donc l’année d’après, celle des accalmies… mais pour combien de temps ?

La capacité nette d’autofinancement prévue pour l’année nous donne un indice : elle est en chute de plus de 90 % passant de 388 K€ à 38 K€. Alors que ferons-nous l’année prochaine alors que les dépenses vont continuer de croître mécaniquement (GVT[1]) et les recettes (hors imposition) à stagner si ce n’est à diminuer ?

Note

[1] Glissement vieillissement technicité

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Intervention sur le Budget communautaire 2017

Sur la forme, concernant ce budget 2017 l'exercice est compliqué – notamment du fait de la fusion – et nous remercions l'ensemble des services pour ce travail.

Cependant, une fois encore les documents transmis manquent singulièrement à leur mission pédagogique : c'est à dire rendre compréhensible pour chacun·e les chiffres (près de 175 millions d'euros quand même !) que nous nous apprêtons à voter…

  • Cent-cinquante-trois pages de tableau, c'est beaucoup, et leur lecture est fastidieuse.
  • Il n'y a pas de comparaison possible avec l'année précédente puisque la seule référence à l'ancienne LTC ne permet pas de mesurer les évolutions. D'autant que si l'on s'essaie à une « sorte » de règles de trois, poste à poste, nous sommes faces à des incohérences de tendance.
  • Aucun pourcentage n'est proposé ni par grande masse ni par fonction.

Enfin, un budget primitif sans commission des finances préalable est un exercice de haute voltige : le document synthétique présenté ce soir nous aurait permis de vraiment travailler sur ce budget au préalable.
De ce fait, et compte tenu de la forme de présentation, il nous paraît difficile d'exprimer un vote en toute connaissance de cause et donc en conscience. Ce qui du même coup confère à cette séance un aspect de chambre d'enregistrement.

Sur le fond et les grandes masses du budget de fonctionnement :

  • La masse salariale « ne représente que 18 % » du budget principal, cela semble peu, mais je suppose elle est dispatchée dans les autres budgets. Il serait intéressant d'avoir une estimation des dépenses totales de personnel.
  • Les dépenses totales augmentent de 27 % (en référence à l'ex LTC) et les recettes de 24 % soit un delta de 3 % quand même.

Sur le budget d'investissement et les immobilisations incorporelles nous trouvons des études relatives aux infrastructures routières à hauteur de 641 000 euros soit plus de 50 % de ce chapitre et sur ce point 3 questions méritent d'être posées :

  • Quel est aujourd'hui le coût cumulé au fil du temps des études conduites pour ces 3 projets ?
  • Ou en est le COPIL « projet de rocade », vous nous aviez affirmé en 2014 qu'il serait relancé ? Nous n'avons pas souvenir d'avoir été invité à une séance de travail.
  • S'agissant du contournement de Ploubezre, une étude de faisabilité devait être conduite, est-elle incluse dans ces 640 000 euros ou pas ?

Vous comprendrez bien que les réponses à ces questions conditionneront notre position sur le vote que vous nous proposez ce soir.

Intervention de Françoise Le Men pour le groupe ROC lors du vote du Budget Primitif en conseil communautaire le 17 janvier 2017.

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