Débat d'orientation budgétaire municipal 2017

Deux mille seize aura été l’année de toutes les augmentations : nous sommes donc l’année d’après, celle des accalmies… mais pour combien de temps ?

La capacité nette d’autofinancement prévue pour l’année nous donne un indice : elle est en chute de plus de 90 % passant de 388 K€ à 38 K€. Alors que ferons-nous l’année prochaine alors que les dépenses vont continuer de croître mécaniquement (GVT[1]) et les recettes (hors imposition) à stagner si ce n’est à diminuer ?

Note

[1] Glissement vieillissement technicité

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Intervention sur le Budget communautaire 2017

Sur la forme, concernant ce budget 2017 l'exercice est compliqué – notamment du fait de la fusion – et nous remercions l'ensemble des services pour ce travail.

Cependant, une fois encore les documents transmis manquent singulièrement à leur mission pédagogique : c'est à dire rendre compréhensible pour chacun·e les chiffres (près de 175 millions d'euros quand même !) que nous nous apprêtons à voter…

  • Cent-cinquante-trois pages de tableau, c'est beaucoup, et leur lecture est fastidieuse.
  • Il n'y a pas de comparaison possible avec l'année précédente puisque la seule référence à l'ancienne LTC ne permet pas de mesurer les évolutions. D'autant que si l'on s'essaie à une « sorte » de règles de trois, poste à poste, nous sommes faces à des incohérences de tendance.
  • Aucun pourcentage n'est proposé ni par grande masse ni par fonction.

Enfin, un budget primitif sans commission des finances préalable est un exercice de haute voltige : le document synthétique présenté ce soir nous aurait permis de vraiment travailler sur ce budget au préalable.
De ce fait, et compte tenu de la forme de présentation, il nous paraît difficile d'exprimer un vote en toute connaissance de cause et donc en conscience. Ce qui du même coup confère à cette séance un aspect de chambre d'enregistrement.

Sur le fond et les grandes masses du budget de fonctionnement :

  • La masse salariale « ne représente que 18 % » du budget principal, cela semble peu, mais je suppose elle est dispatchée dans les autres budgets. Il serait intéressant d'avoir une estimation des dépenses totales de personnel.
  • Les dépenses totales augmentent de 27 % (en référence à l'ex LTC) et les recettes de 24 % soit un delta de 3 % quand même.

Sur le budget d'investissement et les immobilisations incorporelles nous trouvons des études relatives aux infrastructures routières à hauteur de 641 000 euros soit plus de 50 % de ce chapitre et sur ce point 3 questions méritent d'être posées :

  • Quel est aujourd'hui le coût cumulé au fil du temps des études conduites pour ces 3 projets ?
  • Ou en est le COPIL « projet de rocade », vous nous aviez affirmé en 2014 qu'il serait relancé ? Nous n'avons pas souvenir d'avoir été invité à une séance de travail.
  • S'agissant du contournement de Ploubezre, une étude de faisabilité devait être conduite, est-elle incluse dans ces 640 000 euros ou pas ?

Vous comprendrez bien que les réponses à ces questions conditionneront notre position sur le vote que vous nous proposez ce soir.

Intervention de Françoise Le Men pour le groupe ROC lors du vote du Budget Primitif en conseil communautaire le 17 janvier 2017.


Bloavezh Mat !


Le LTC nouveau est arrivé

La nouvelle agglomération issue de la fusion de l’actuelle Lannion Trégor Communauté, de la communauté de communes du Haut Trégor et de celle de la Presqu'île de Lézardrieux verra le jour le 3 janvier 2017. Elle regroupera 60 communes et sera gouvernée par un conseil communautaire de 92 membres dont seulement à peine un quart de femmes.

La première conséquence de cette fusion est la quasi-disparition des femmes dans la nouvelle assemblée alors même qu'elles ont été élues au suffrage direct lors des élections municipales et communautaires de 2014. Elles pâtissent particulièrement du mode de désignation des conseillers communautaires même si quelques hommes voient également leur mandat s’achever à mi-parcours.


La seconde conséquence est une concentration des compétences au niveau de l'agglomération puisque plusieurs instances intercommunales et le Pays disparaissent. Le risque est grand que la population voit l'agglomération comme une technostructure et non pas comme un territoire de projets au service de ses aspirations et besoins de proximité.

Dans une communauté d'agglomération, le clivage politique (au sens traditionnel) n’existe pas, d’ailleurs l'exécutif de l’agglomération actuelle compte des élus issus de tout bord politique.
Pourtant de réelles divergences existent singulièrement sur des projets d’infrastructures lourdes et coûteuses, pouvant impacter durablement notre environnement. Leur pertinence, notamment en termes de développement économique, peut et doit être questionnée.

Le Rassemblement Ouvert pour la Communauté (ROC), groupe constitué dans l'actuelle communauté, contribue activement à la vie de la communauté et sera présent dans le nouveau conseil communautaire.
Le ROC présentera une candidature au poste de président-e . Celle-ci poursuit un double objectif :

  • inscrire la communauté d'agglomération dans un réel processus démocratique. À cet égard, une candidature unique n'a jamais été un indicateur de vitalité démocratique ;
  • veiller à ce que le nouvel exécutif mette en œuvre, en continu, un débat respectueux de la parole de chacun et chacune. Les instances de gouvernance doivent rester ouvertes à l'ensemble des conseillers communautaires et favoriser l'expression de chaque conseiller-e.


Pour toutes ses raisons, Françoise Le Men sera la candidate du groupe ROC à la présidence de l’agglomération lors du conseil communautaire du 3 janvier 2017.


Lettre du groupe « Rassemblement Ouvert de la Communauté » aux conseiller-e-s communautaires du nouveau LTC


Vie associative, des espoirs douchés ?

Les assises de la vie associative de mars 2015 – que nous avions appelées de nos vœux – devaient apporter plus de démocratie participative dans la vie lannionnaise. L’annonce des économies voulues par la ville et la tenue des Assises arrivant de façon concomitante, le premier sujet a pollué le second dès l’origine du projet.
Plus d’un an après, beaucoup attendaient des avancées lors du rendez-vous qui suivait le forum des associations : ils ont été déçus. Le bilan présenté n’avait pas de quoi réjouir les associations présentes qui n’y ont vu qu’une liste de contraintes nouvelles pour organiser des événements… sans contreparties véritables.

L’élan apporté par ces premières assises se voit ainsi amoindri. Les rangs du conseil de la vie associative composé suite à celles-ci se dégarnissent au fur et à mesure des séances… qui font du sur-place.

Depuis un an, les conditions d’attribution des subventions sont à l’étude, sans aboutir. En dépit du travail des associations sur le sujet qui est resté jusqu’à présent sans suite. Par exemple, depuis plus de six mois, les associations sportives attendent un retour des élus sur leur proposition pourtant très élaborée.

Le guichet unique mis en place est certes une avancée et des heures de travail inutiles ont ainsi pu être évitées cette année grâce à une action ciblée. Cependant, au-delà d’économies pour la ville, le bilan apparaît bien maigre sur la dynamisation de la vie associative lannionnaise.

Abaoe Azezoù ar C'hevredigezhioù e 2015 n'eus ket bet kalz a dra pozitivel evite. Klevet e vez alies eo talvoudus-bras al labour graet gante hag a tigasont buhez e kêr, met ne vez roet mann ebet en eskemm. Bec'h o devez o espern un tamm arc'hant evit an ti-kêr (teuliadoù re hir ha diaes-diaes da leuniañ, diferadennoù re strizh evit amprestañ dafar an ti-kêr…). Riskl a zo da dikalonekaat kalzik a dud er c'hevredigezhioù.

Pour Lannion, naturellement – Evit Lannuon, evel just.

Publié dans "Lannion – Lannuon" n°206, édition de novembre-décembre 2016

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